Partager l'article ! TOUT SUR TASIGNA: MENTIONS LEGALES A MAXIMA TASIGNA 200 mg (nilotinib) gélule FORME, PRESENTATION ET COM ...
MENTIONS LEGALES A MAXIMA
TASIGNA 200 mg
(nilotinib)
gélule
FORME, PRESENTATION ET COMPOSITION
Gélules dosées à 200 mg de nilotinib (sous forme de chlorhydrate monohydraté) poudre blanche à
blanchâtre dans des gélules opaques de gélatine de couleur jaune clair de taille 0, portant l’inscription
« NVR/TKI » imprimée en rouge sur la longueur. Boîte de 28 et boîte de 112 sous plaquettes
thermoformées.
Excipients : Contenu de la gélule : lactose monohydraté (156,11 mg par gélule), crospovidone,
poloxamère 188, silice colloïdale anhydre / dioxyde de silice colloïdale, stéarate de magnésium.
Enveloppe de la gélule : gélatine, dioxyde de titane (E171), oxyde de fer jaune (E172). Encre
d’impression : gomme laque, oxyde de fer rouge (E172), lécithine de soja (E322).
DONNEES CLINIQUES
Indications thérapeutiques
Tasigna est indiqué chez l’adulte dans le traitement de la leucémie myéloïde chronique (LMC)
chromosome de Philadelphie positive (Ph+) en phase chronique et en phase accélérée, résistants ou
intolérants à un traitement antérieur incluant l’imatinib. Les données d’efficacité chez les patients
ayant une LMC en crise blastique ne sont pas disponibles.
Posologie et mode d'administration
Le traitement doit être instauré par un médecin expérimenté dans le diagnostic et le traitement de la
LMC.
La posologie recommandée de Tasigna est de 400 mg deux fois par jour. Le traitement doit être
poursuivi aussi longtemps que le patient en tire un bénéfice.
Coût de traitement journalier (4 gelules à 200 mg) : 149,09 € (boîte de 28 gelules) ; 146,34 € (boîte
de 112 gélules)
Tasigna doit être pris deux fois par jour, à 12 heures d’intervalle environ, en-dehors des repas. La
gélule doit être avalée entière avec de l’eau. Le patient ne doit consommer aucun aliment pendant les
deux heures précédant la prise du médicament et pendant une heure au moins après celle-ci.
Tasigna peut être administré en association avec des facteurs de croissance hématopoïétiques tels que
l’érythropoïétine ou le facteur de croissance des granulocytes (G-CSF), si cela est cliniquement
indiqué. Tasigna peut être administré avec l’hydroxyurée ou l’anagrélide si cela est cliniquement
indiqué.
Adaptations ou modifications de la posologie
Il peut être nécessaire d’interrompre provisoirement le traitement par Tasigna et/ou réduire la
posologie en cas de toxicités hématologiques (neutropénie, thrombopénie) non reliées à la leucémie
sous-jacente (voir tableau 1).
Tableau 1 Adaptations posologiques en cas de neutropénie et de thrombopénie
LMC en phase
chronique à la
PN * < 1,0 x 10
9/l et/ou
plaquettes < 50 x 10
9/l
1. Interrompre le traitement et surveiller
l’hémogramme.
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posologie de 400 mg
deux fois par jour
2. Reprendre le traitement dans les 2 semaines
à la dose initiale si PN > 1,0 x 10
9/l et/ou
plaquettes > 50 x 10
9/l.
3. Si les valeurs de l’hémogramme restent
faibles, il pourra être nécessaire de réduire la
posologie à 400 mg une fois par jour.
LMC en phase
accélérée, à la
posologie de 400 mg
deux fois par jour
PN * < 0,5 x 10
9/l et/ou
plaquettes < 10 x 10
9/l
1. Interrompre le traitement par Tasigna et
surveiller l’hémogramme.
2. Reprendre le traitement dans les 2 semaines
à la dose initiale, si PN > 1,0 x 10
9/l et/ou
plaquettes > 20 x 10
9/l.
3. Si les valeurs de l’hémogramme restent
faibles, il pourra être nécessaire de réduire la
posologie à 400 mg une fois par jour.
* PN = polynucléaires neutrophiles
En cas de toxicité extra-hématologique modérée ou sévère cliniquement significative, le traitement
doit être interrompu et il pourra être repris à la dose de 400 mg une fois par jour après résolution de la
toxicité. Si cela est cliniquement justifié, une nouvelle augmentation de la posologie à 400 mg deux
fois par jour doit être envisagée.
Elévation des taux sériques de lipase : En cas d’élévation des taux sériques de lipase de grade 3 ou 4,
il faut réduire la posologie à 400 mg une fois par jour ou interrompre le traitement. Les taux sériques
de lipase doivent être contrôlés une fois par mois ou lorsque cela est cliniquement justifié.
Elévation de la bilirubine et des transaminases hépatiques : En cas d’élévation de la bilirubine de
grade 3 ou 4, il faut réduire la posologie à 400 mg une fois par jour ou interrompre le traitement. La
bilirubinémie et les taux de transaminases hépatiques doivent être contrôlés une fois par mois ou
lorsque cela est cliniquement justifié.
En cas d’oubli d’une dose, le patient ne doit pas prendre une dose supplémentaire, mais prendre la
dose suivante selon le schéma posologique habituel.
Enfants et adolescents
Tasigna ne doit pas être utilisé chez l'enfant et l’adolescent en dessous de 18 ans compte tenu de
l’insuffisance de données concernant la sécurité et l'efficacité (cf.
Propriétés
pharmacodynamiques
).
Patients âgés
Dans les études cliniques, 30 % environ des patients étaient âgés de 65 ans et plus. Aucune différence
notable n’a été observée en termes de sécurité et d’efficacité chez les patients de 65 ans et plus par
rapport aux adultes âgés de 18 à 65 ans.
Insuffisance rénale
Il n’a pas été mené d’études cliniques chez les patients insuffisants rénaux.
Comme le nilotinib et ses métabolites ne sont pas excrétés par voie rénale, une diminution de la
clairance corporelle totale est peu probable chez les patients présentant une insuffisance rénale.
Insuffisance hépatique
Tasigna n’a pas été étudié chez les patients atteints d’insuffisance hépatique. La prudence est
recommandée pour le traitement de patients présentant une altération de la fonction hépatique (cf.
Mises en gardes spéciales et précautions d’emploi).
Affections cardiaques
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Au cours des études cliniques, les patients présentant une maladie cardiaque non contrôlée ou
significative (par ex. un infarctus du myocarde récent, une insuffisance cardiaque congestive, un
angor instable ou une bradycardie cliniquement significative) ont été exclus.
La prudence est requise chez les patients présentant une affection cardiaque (cf. Mises en gardes
spéciales et précautions d’emploi)
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients.
Mises en garde spéciales et précautions d’emploi
Aplasie médullaire
Le traitement par Tasigna est associé à une thrombopénie, une neutropénie et une anémie (de
grade 3/4 selon la classification internationale « National Cancer Institute Common Toxicity
Criteria »). Leur incidence est plus fréquente chez les patients atteints de LMC en phase accélérée. Il
convient de pratiquer un hémogramme complet toutes les deux semaines pendant les deux premiers
mois, et une fois par mois ensuite, ou lorsque cela est cliniquement justifié. En général, l’aplasie
médullaire a été réversible et elle a pu être traitée par une interruption temporaire du traitement par
Tasigna ou en diminuant la posologie (cf. Posologie et mode d’administration).
Allongement de l’intervalle QT
On a constaté que Tasigna entraîne un allongement dose-dépendant de la repolarisation ventriculaire
cardiaque (mesurée par l’intervalle QT sur l’ECG).
Dans l’étude de phase II menée chez les patients atteints de LMC en phase chronique et en phase
accélérée résistants ou intolérants à l’imatinib, la variation moyennée de l’intervalle QTcF dans des
conditions standard a été de 6 ms et 8 ms respectivement par rapport aux valeurs initiales. Un
intervalle QTcF > 500 ms a été observé chez moins de 1 % des patients. Au cours des études
cliniques, on n’a observé aucun épisode de torsades de pointe.
Dans une étude menée chez des volontaires sains au cours de laquelle les expositions ont été
comparables à celles observées chez les patients, la variation moyennée de l’intervalle QTcF, après
soustraction des valeurs obtenues avec le placebo, a été de 7 ms par rapport aux valeurs initiales (IC
± 4 ms). Aucun patient n’a présenté d’intervalle QTcF supérieur à 450 ms. En outre, aucun cas
d’arythmies cliniquement significatives n’a été observé pendant l’étude, et notamment aucun épisode
de torsades de pointe (transitoires ou persistantes).
Un allongement significatif de l’intervalle QT peut survenir en cas de prise inappropriée de nilotinib
avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4 et/ou des médicaments connus comme étant susceptibles
d’induire un allongement de l’intervalle QT et/ou des aliments (cf. Interactions avec d’autres
médicaments et autres formes d’interaction). En présence d’une hypokaliémie ou d’une
hypomagnésémie, cet effet peut se renforcer. Un allongement de l’intervalle QT peut exposer les
patients à un risque de complications fatales.
Tasigna doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant un allongement de l’intervalle QTc
ou présentant un risque significatif de développer un allongement de l’intervalle QTc, tels que ceux :
présentant un allongement congénital de l’intervalle QT,
présentant une maladie cardiaque non contrôlée ou significative (y compris un infarctus du
myocarde récent, une insuffisance cardiaque congestive, un angor instable ou une bradycardie
cliniquement significative),
prenant des médicaments anti-arythmiques ou d’autres substances entraînant un allongement de
l’intervalle QT.
Il est conseillé de surveiller étroitement un effet sur l’intervalle QTc et de réaliser un ECG initial
avant l’instauration du traitement par Tasigna et lorsque cela est cliniquement justifié.
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L’hypokaliémie ou l’hypomagnésémie doivent être corrigées avant de débuter le traitement par
Tasigna, et ces paramètres doivent être surveillés périodiquement au cours du traitement.
Interactions avec d’autres médicaments
L’administration concomitante de Tasigna avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4 (incluant, mais
de manière non exhaustive, kétoconazole,itraconazole, voriconazole, moxifloxacine, clarithromycine,
télithromycine, ritonavir) doit être évitée. Si l’administration d’un de ces produits s’avère nécessaire,
il est recommandé si possible d’interrompre le traitement par Tasigna (cf. Interactions avec d’autres
médicaments et autres formes d’interaction) . Si l’interruption temporaire du traitement par Tasigna
n’est pas possible, une surveillance étroite du patient est recommandée, afin de déceler un éventuel
allongement de l’intervalle QT (cf. Posologie et mode d'administration, Interactions avec d’autres
médicaments et autres formes d’interaction et Propriétés pharmacocinétiques).
L’utilisation concomitante de Tasigna et d’inducteurs puissants du CYP3A4 (par ex. phénytoïne,
rifampicine, carbamazépine, phénobarbital ou le millepertuis) réduit vraisemblablement l’exposition
au nilotinib de manière cliniquement significative. Par conséquent, chez les patients recevant Tasigna,
les médicaments administrés de manière concomitante devront être choisis pour avoir un faible
potentiel d’induction du CYP3A4 (cf.
Interactions avec d’autres médicaments et autres formes
d’interaction)
.
La suppression de la sécrétion acide gastrique peut réduire l’exposition au nilotinib. L’utilisation
concomitante d’antiacides, d’inhibiteurs antihistaminiques H
2 ou d’inhibiteurs de la pompe à protons
n’est pas recommandée (cf.
Interactions avec d’autres médicaments et autres formes
d’interaction
).
Effets des aliments
La biodisponibilité du nilotinib est augmentée par la prise alimentaire. Tasigna ne doit pas être pris
avec des aliments (cf. Posologie et mode d'administration et Interactions avec d’autres médicaments et
autres formes d’interaction) et il doit être pris 2 heures après un repas. Le patient ne doit consommer
aucun aliment pendant une heure au moins après la prise du médicament. Le jus de pamplemousse et
les autres aliments connus pour inhiber le CYP3A4 doivent être évités.
Insuffisance hépatique
Tasigna n’a pas été étudié chez les patients atteints d’insuffisance hépatique. Au cours des études
cliniques, les patients présentant des taux de l’alanine aminotransférase (ALAT) et/ou de l’aspartate
aminotransférase (ASAT) > 2,5 fois la limite supérieure de la normale (ou > 5 x LSN, si
l’augmentation était liée à la maladie) et/ou des taux de bilirubine totale > 1,5 fois la LSN, étaient
exclus. Le métabolisme du nilotinib est essentiellement hépatique. Les patients atteints d’insuffisance
hépatique peuvent avoir une exposition augmentée au nilotinib et doivent donc être traités avec
prudence (cf. Posologie et mode d'administration).
Taux sériques de lipase
On a observé une élévation des taux sériques de lipase. Il est conseillé d’être prudent chez les patients
ayant des antécédents de pancréatite.
Lactose
Les gélules de Tasigna contiennent du lactose. Les
patients présentant un problème héréditaire rare
d’intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou une malabsorption glucose-galactose ne doivent
pas prendre ce médicament.
Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interaction
Substances susceptibles d’augmenter les concentrations plasmatiques de nilotinib
Le nilotinib est essentiellement métabolisé dans le foie. C’est également un substrat de la pompe à
efflux de nombreux médicaments, la glycoprotéine P (Pgp). Par conséquent, les substances exerçant
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un effet sur le CYP3A4 et/ou la Pgp peuvent influencer l’absorption et l’élimination du nilotinib
absorbé par voie systémique. Chez des sujets sains, l’exposition au nilotinib était multipliée par 3 en
cas d’administration concomitante de kétoconazole, un inhibiteur puissant du CYP3A4. Il faut donc
éviter le traitement concomitant par des inhibiteurs puissants du CYP3A4, tels que kétoconazole,
itraconazole, voriconazole, ritonavir, moxifloxacine, clarithromycine et télithromycine (cf. Posologie
et mode d'administration et Mises en garde spéciales et précautions d’emploi). On peut également
s’attendre à une exposition augmentée au nilotinib avec les inhibiteurs modérés du CYP3A4. Des
thérapeutiques alternatives inhibant faiblement ou n’inhibant pas le CYP3A4 doivent être envisagées.
Substances susceptibles de diminuer les concentrations plasmatiques de nilotinib
La rifampicine, un puissant inducteur du CYP3A4, diminue de 64 % la C
max du nilotinib et réduit
l’AUC du nilotinib de 80 %. La rifampicine et le nilotinib ne doivent pas être administrés de façon
concomitante.
L’administration concomitante des autres médicaments inducteurs du CYP3A4 (par ex. phénytoïne,
carbamazépine, phénobarbital ou le millepertuis) diminue aussi probablement l’exposition au nilotinib
de manière cliniquement significative. Chez les patients pour lesquels les inducteurs du CYP3A4 sont
indiqués, des thérapeutiques alternatives entraînant une induction enzymatique plus faible doivent être
utilisées. La solubilité du nilotinib dépend du pH. Les substances qui inhibent la sécrétion acide
gastrique peuvent donc réduire l’absorption du nilotinib. L’utilisation concomitante de Tasigna avec
des antiacides, des antihistaminiques H
2 ou des inhibiteurs de la pompe à protons est déconseillée.
Substances dont les concentrations plasmatiques sont susceptibles d’être modifiées par le nilotinib
In vitro,
[par ex. astémizole,
terfénadine, cisapride, pimozide, quinidine, bépridil ou les alcaloïdes de l’ergot de seigle (ergotamine,
dihydroergotamine)]. Comme la warfarine est métabolisée par le CYP2C9 et le CYP3A4, elle doit
être administrée avec précaution. L’utilisation d’autres médicaments anticoagulants doit être
envisagée.
Médicaments anti-arythmiques et autres substances susceptibles d’allonger l’intervalle QT
Il faut utiliser le nilotinib avec prudence chez les patients présentant ou pouvant développer un
allongement de l’intervalle QT, notamment les patients prenant des médicaments anti-arythmiques
tels que amiodarone, disopyramide, procaïnamide, quinidine ou sotalol, ou d’autres médicaments qui
peuvent entraîner un allongement de l’intervalle QT tels que chloroquine, halofantrine,
clarithromycine, halopéridol ou méthadone (cf. Mises en garde spéciales et précautions d’emploi).
Autres interactions susceptibles de modifier les concentrations plasmatiques
La prise alimentaire augmente l’absorption de Tasigna, ayant pour résultat une augmentation de la
concentration plasmatique (cf. Posologie et mode d'administration, Mises en garde spéciales et
précautions d’emploi et Propriétés pharmacocinétiques). Le jus de pamplemousse et les autres
aliments connus pour inhiber le CYP3A4 doivent être évités.
Grossesse et allaitement
Grossesse
Il n'existe pas de données concernant l'utilisation de Tasigna chez la femme enceinte. Des études
menées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (cf. Données de sécurité
précliniques). Le risque potentiel en clinique n'est pas connu. Tasigna ne doit pas être utilisé pendant
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la grossesse à moins d'une nécessité absolue. En cas d’utilisation en cours de grossesse, la patiente
doit être informée des risques potentiels pour le foetus.
Une contraception efficace doit être conseillée aux femmes en âge de procréer pendant le traitement
par Tasigna.
Allaitement
On ne sait pas si le nilotinib s’élimine dans le lait maternel de la femme. Les études menées chez
l’animal ont montré une élimination dans le lait maternel. Les femmes ne doivent pas allaiter pendant
le traitement par Tasigna car le risque pour l’enfant ne peut être exclu.
Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés. Les
patients présentant des vertiges, une fatigue, des troubles de la vision ou d’autres effets indésirables
susceptibles d’altérer leur aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines, doivent
s’abstenir de mener ces activités tant que ces effets indésirables persistent (cf. Effets indésirables).
Effets indésirables
Les données décrites ci-dessous sont le reflet d’une exposition à Tasigna chez 438 patients au cours
d’une étude clinique, en ouvert, multicentrique. A la date d’analyse, 46 % des patients atteints de
LMC en phase chronique (LMC-PC) ont été exposés à Tasigna pendant 6 à 12 mois et 18 % des
patients l’ont été pendant plus de 12 mois. 62 % des patients atteints de LMC en phase accélérée
(LMC-PA) ont été exposés pendant 3 à 12 mois et 10 % des patients l’ont été pendant plus de
12 mois. La posologie était de 400 mg deux fois par jour. La durée médiane d’exposition en jours était
de 245 (1-502) jours chez les patients atteints de LMC-PC et de 138 (2-503) jours chez les patients
atteints de LMC-PA.
Les effets indésirables extra-hématologiques les plus fréquents et associés au médicament étaient une
éruption, un prurit, des nausées, une fatigue et des céphalées. La plupart de ces effets indésirables
étaient de sévérité légère à modérée. On a observé des effets indésirables moins fréquents, tels que
constipation, diarrhée, douleurs osseuses, arthralgies, spasmes musculaires et oedème périphérique, et
ces effets étaient de sévérité légère à modérée. Au total, 16 % des patients en PC et 14 % des patients
en PA ont arrêté leur traitement en raison de ces effets observés indépendamment de leur relation de
causalité.
Les toxicités hématologiques induites par le traitement étaient une thrombopénie (27 %), une
neutropénie (15 %) et une anémie (13 %). Des épanchements pleuraux et péricardiques, ainsi que des
complications d’une rétention hydrique, ont été rapportés chez < 1 % des patients traités par Tasigna.
Une insuffisance cardiaque congestive a été observée chez 1 % des patients. Des hémorragies gastrointestinales
et du SNC ont été rapportées chez respectivement 3 % et 1 % des patients.
L’intervalle QTcF > 500 ms a été observé chez < 1 % des patients. Aucun épisode de torsades de
pointe (transitoires ou persistantes) n’a été observé.
Les réactions indésirables extra-hématologiques (à l’exception des anomalies biologiques) rapportées
chez au moins 5 % des patients lors d’études cliniques menées avec Tasigna sont décrites dans le
tableau 2. Ces réactions sont classées par ordre de fréquence, selon la convention suivante : très
fréquent (
\ 1/10) ou fréquent (\ 1/100, < 1/10). Au sein de chaque fréquence de groupe, les effets
indésirables sont présentés par ordre décroissant de sévérité.
Tableau 2 Effets indésirables (
9 5 %de tous les patients, n=438)
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Classification par
systèmes d’organes
Fréquence Effet
indésirable
Tous
les
grades
Grades
3/4
Phase
chronique
Grade 3/4
Phase
accélérée
Grade 3/4
% % % %
Affections du
système nerveux
Très fréquent Céphalées 15 1 2 < 1
Très fréquent Nausées 19 < 1 < 1 < 1
Très fréquent Constipation 11 0 0 0
Très fréquent Diarrhée 10 2 2 < 1
Fréquent Vomissements 9 < 1 < 1 0
Affections gastrointestinales
Fréquent
Douleurs
abdominales
5 < 1 < 1 < 1
Très fréquent Eruption 26 1 < 1 0
Très fréquent Prurit 22 < 1 < 1 0
Fréquent Alopécie 7 0 0 0
Affections de la
peau et du tissu
sous-cutané
Fréquent Myalgies 8 < 1 < 1 < 1
Fréquent Arthralgies 6 < 1 < 1 0
Fréquent Spasmes
musculaires
6 0 0 0
Affections
musculosquelettiques
et
systémiques
Fréquent Douleurs
osseuses
6 < 1 < 1 0
Troubles du
métabolisme et de
la nutrition
Fréquent Anorexie 5 0 0 0
Très fréquent Fatigue 16 < 1 < 1 < 1
Fréquent Asthénie 6 0 0 0
Troubles
généraux et
anomalies au site
d'administration
Fréquent Oedème
périphérique
5 0 0 0
Données supplémentaires obtenues lors des études cliniques
Lors des études cliniques menées avec Tasigna, les effets indésirables suivants ont été rapportés, à
une fréquence inférieure à 5 % (fréquent :
\ 1/100, < 1/10 ; peu fréquent : \ 1/1 000, < 1/100 ; les cas
isolés sont présentés avec une fréquence indéterminée [ne peut être estimée sur la base des données
disponibles]). Pour les anomalies biologiques, les effets très fréquents (
\ 1/10) ont également été
rapportés, non inclus dans le tableau 2. Ces effets indésirables sont présentés sur la base de leur
pertinence clinique et sont classés par ordre décroissant de sévérité au sein de chaque catégorie.
Investigations :
Très fréquent : augmentation des taux de lipases.
Fréquent : augmentation des taux sanguins d’amylase, augmentation des taux d’alanine
aminotransférase, augmentation des taux d’aspartate aminotransférase, augmentation de la
bilirubinémie, augmentation des taux sanguins de phosphatase alcaline, augmentation des taux de
gamma-glutamyltransferase, augmentation des taux de créatinine phosphokinase, augmentation de la
glycémie, perte de poids, gain de poids.
Peu fréquent : augmentation des taux sanguins de lactate déshydrogénase, diminution de la glycémie,
augmentation de la créatininémie, augmentation de l’urémie.
Fréquence indéterminée : augmentation des taux de troponine, réduction de la kaliémie, augmentation
des taux sanguins de bilirubine non conjuguée.
Affections cardiaques :
Fréquent : palpitations, allongement de l’intervalle QT à l’électrocardiogramme.
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Peu fréquent : insuffisance cardiaque, angor, fibrillation auriculaire, épanchement péricardique,
maladie coronarienne, cardiomégalie, souffle cardiaque, bradycardie.
Fréquence indéterminée : infarctus du myocarde, dysfonction ventriculaire, péricardite, flutter,
extrasystoles.
Affections hématologiques et du système lymphatique :
Fréquent : neutropénie fébrile, pancytopénie.
Peu fréquent : thrombocytémie, leucocytose.
Affections du système nerveux :
Fréquent : vertiges, paresthésies.
Peu fréquent : hémorragie intracrânienne, migraine, tremblements, hypoesthésie, hyperesthésie.
Fréquence indéterminée : oedème cérébral, perte de conscience, névrite optique, neuropathie
périphérique.
Affections oculaires :
Peu fréquent : hémorragie oculaire, diminution de l’acuité visuelle, oedème périorbitaire,
conjonctivite, irritation oculaire, sécheresse oculaire.
Fréquence indéterminée : oedème papillaire, diplopie, vision trouble, photophobie, oedème oculaire,
blépharite, douleurs oculaires.
Affections de l’oreille et du labyrinthe :
Fréquent : vertiges.
Fréquence indéterminée : troubles de l’audition, douleurs auriculaires.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
Fréquent : dyspnée, dyspnée d’effort, toux, dysphonie.
Peu fréquent : oedème pulmonaire, épanchement pleural, pneumopathie interstitielle, douleur pleurale,
pleurésie, épistaxis, douleur pharyngo-laryngée, irritation de la gorge.
Fréquence indéterminée : hypertension pulmonaire.
Affections gastro-intestinales :
Fréquent : inconfort abdominal, dyspepsie, flatulence.
Peu fréquent : pancréatite, hémorragie gastro-intestinale, méléna, distension abdominale, ulcérations
buccales, reflux gastro-oesophagien, stomatite, sécheresse buccale.
Fréquence indéterminée : perforation d’un ulcère gastro-intestinal, hémorragie rétropéritonéale,
hématémèse, ulcère gastrique, oesophagite ulcérative, occlusion intestinale basse.
Affections du rein et des voies urinaires :
Peu fréquent : dysurie, urgences mictionnelles, nycturie, pollakiurie.
Fréquence indéterminée : insuffisance rénale, hématurie, incontinence urinaire.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
Fréquent : sueurs nocturnes, eczéma, urticaire, érythème, hyperhidrose, sécheresse cutanée.
Peu fréquent : dermatite exfoliative, ecchymoses, oedème de la face.
Fréquence indéterminée : érythème noueux, ulcérations cutanées, pétéchies, photosensibilité.
Affections musculo-squelettiques et systémiques :
Fréquent : douleur musculo-squelettique au niveau du thorax, douleurs musculo-squelettiques.
Peu fréquent : faiblesse musculaire.
Fréquence indéterminée : arthrite, oedème articulaire.
Affections endocriniennes :
Peu fréquent : hyperthyroïdie.
Fréquence indéterminée : hypothyroïdie, thyroïdite.
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Troubles du métabolisme et de la nutrition :
Fréquent : hypomagnésémie, hyperkaliémie, hyperglycémie.
Peu fréquent : hypokaliémie, hyponatrémie, hypocalcémie, hypophosphatémie, déshydratation,
diminution de l’appétit, augmentation de l’appétit.
Fréquence indéterminée : diabète, hypercalcémie, hyperphosphatémie.
Infections et infestations :
Peu fréquent : pneumonie, infection des voies urinaires, gastro-entérite, pharyngite.
Fréquence indéterminée : septicémie, bronchite, infection à herpes simplex, candidose.
Affections vasculaires :
Fréquent : hypertension, bouffées vasomotrices.
Peu fréquent : crise hypertensive, hématomes.
Fréquence indéterminée : choc hémorragique, hypotension, thrombose.
Troubles généraux et anomalies au site d’administration :
Fréquent : pyrexie.
Peu fréquent : douleur thoracique, oedème de la face, oedème gravitationnel, syndrome grippal,
frissons, malaise.
Affections hépatobiliaires :
Peu fréquent : hépatite.
Fréquence indéterminée : hépatotoxicité, hépatomégalie, ictère.
Affections des organes de reproduction et du sein :
Peu fréquent : douleurs mammaires, gynécomastie, dysfonction érectile.
Affections psychiatriques :
Fréquent : insomnie.
Peu fréquent : dépression, anxiété.
Fréquence indéterminée : désorientation, confusion mentale.
Les anomalies hématologiques ou biologiques cliniquement pertinentes ou sévères sont présentées
dans le tableau 3.
Tableau 3 Anomalies biologiques de grade 3-4
LMC-PC
n=318
%
LMC-PA
n=120
%
Grade 3-4 Grade 3-4
Paramètres hématologiques
- Neutropénie 28 % 37 %
- Thrombopénie 28 % 37 %
- Anémie 8 % 23 %
Paramètres biochimiques
- Elévation de la créatininémie < 1 % 0 %
- Elévation des taux de lipase 15 % 17 %
- Elévation des taux de SGOT (ASAT) 1 % < 1 %
- Elévation des taux de SGPT (ALAT) 4 % 2 %
- Hypophosphatémie 10 % 10 %
- Elévation de la bilirubinémie (totale) 9 % 10 %
Surdosage
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Aucun cas de surdosage n’a été rapporté. En cas de surdosage, le patient doit être placé sous
surveillance et recevoir un traitement symptomatique approprié.
PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
Propriétés pharmacodynamiques
Groupe pharmacothérapeutique : Inhibiteurs de la protéine kinase, code ATC : L01XE08
Tasigna est un inhibiteur puissant de l’activité tyrosine kinase Abl de l’oncoprotéine Bcr-Abl, à la fois
dans les lignées cellulaires et dans les cellules leucémiques primaires chromosome Philadelphie
positives. La substance présente une forte affinité pour le site de liaison de l’ATP, ce qui en fait un
inhibiteur puissant du Bcr-Abl de type sauvage, également actif contre 32 sur 33 formes mutantes du
Brc-Abl résistantes à l’imatinib. En raison de cette activité biochimique, le nilotinib inhibe de manière
sélective la prolifération et induit l’apoptose au niveau des lignées cellulaires et des cellules
leucémiques primaires chromosome Philadelphie positives, chez les patients atteints de LMC. Dans
les modèles murins de LMC, en cas d’administration orale, le nilotinib en monothérapie réduit la
charge tumorale et prolonge la survie.
Tasigna a peu ou pas d’effet contre la majorité des autres protéines kinases examinées (y compris
Src), à l’exception des kinases des récepteurs PDGF, Kit et Ephrine qu’il inhibe à des concentrations
comprises dans l’intervalle atteint après une administration orale aux doses thérapeutiques
recommandées dans le traitement de la LMC (voir tableau 4).
Tableau 4 Profil d’inhibition de l’activité kinase par le nilotinib (phosphorylation CI
50 nM)
Bcr-Abl PDGFR Kit
20 69 210
Etudes cliniques
Une étude clinique en ouvert de phase II, multicentrique et non contrôlée, a été menée afin de
déterminer l’efficacité de Tasigna chez des patients atteints de LMC et présentant une résistance ou
une intolérance à l’imatinib ; les patients en phase chronique et les patients en phase accélérée ont été
répartis dans des bras de traitement séparés. L’étude est toujours en cours. L’efficacité a été évaluée
sur 320 patients en PC et 119 patients en PA inclus dans l’étude. La durée médiane de traitement était
de 341 jours pour les patients en PC et de 202 jours pour les patients en PA (voir tableau 5).Tasigna a
été administré en continu (deux fois par jour, 2 heures après un repas et sans prise alimentaire pendant
au moins l’heure suivant l’administration), sauf en cas de signes évidents d’une réponse insuffisante
ou d’une progression de la maladie. Une augmentation de la posologie à 600 mg deux fois par jour
était autorisée.
Tableau 5 Durée de l’exposition à Tasigna
Phase chronique
n=320
Phase accélérée
n=119
Durée médiane de traitement (jours)
(25ème-75ème percentiles)
341
(196-437)
202
(103-359)
La résistance à l’imatinib était définie comme étant l’absence d’une réponse hématologique complète
(après 3 mois), d’une réponse cytogénétique (après 6 mois) ou d’une réponse cytogénétique majeure
(après 12 mois) ou comme étant une progression de la maladie après une réponse cytogénétique ou
hématologique antérieure. Les patients intolérants à l’imatinib étaient définis comme étant les patients
ayant interrompu le traitement par l’imatinib en raison d’une toxicité et ne présentant aucune réponse
cytogénétique majeure au moment de l’inclusion dans l’étude.
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Au total 73 % des patients étaient résistants à l’imatinib, tandis que 27 % étaient intolérants à
l’imatinib. La majorité des patients avaient une longue histoire de LMC, incluant un traitement
antérieur intensif par d’autres agents antinéoplasiques, dont l’imatinib, l’hydroxyurée et l’interféron,
et certains patients étaient même en échec d’une greffe de moelle osseuse (tableau 6). La dose
maximale antérieure médiane d’imatinib avait été de 600 mg/jour pour les patients en PC et de
800 mg/jour pour les patients en PA. La dose maximale antérieure d’imatinib était
\ 600 mg/jour chez
75 % de tous les patients, avec 41 % des patients recevant des doses d’imatinib
\ 800 mg/jour.
Tableau 6 Caractéristiques de l’histoire de la LMC
Phase chronique
(n=320)
Phase
accélérée
(n=119)
Délai médian depuis le diagnostic (mois)
(intervalle)
57
(5-275)
71
(2-298)
Imatinib
Patients résistants
Patients intolérants sans RCyM
226 (71 %)
94 (29 %)
96 (81 %)
23 (19 %)
Durée médiane du traitement par imatinib (jours)
(25ème-75ème percentiles)
973
(515-1 485)
976
(488-1 543)
Traitement antérieur par hydroxyurée 83 % 92 %
Traitement antérieur par interféron 64 % 58 %
Greffe de moelle osseuse antérieure 8 % 8 %
Chez les patients en PC, le critère d’évaluation primaire était la réponse cytogénétique majeure
(RCyM), définie comme étant l’élimination (réponse cytogénétique complète, RCyC) ou la réduction
significative à moins de 35 % de métaphases Ph+ (réponse cytogénétique partielle) des cellules
hématopoïétiques Ph+. Chez les patients en PC, la réponse hématologique complète (RHC) était un
critère d’évaluation secondaire. Chez les patients en PA, le critère d’évaluation primaire était la
réponse hématologique (RH) globale confirmée, définie comme étant une réponse hématologique
complète, l’absence de signes de leucémie ou le retour en phase chronique.
Chez les 320 patients en PC, le taux de RCyM était de 49 %. Dans la plupart des cas, la RCyM
survenait rapidement, dans les 3 mois (médiane : 2,8 mois) suivant le début du traitement par Tasigna
et cette réponse se maintenait (la durée médiane n’a pas été atteinte). Parmi les 156 patients
présentant une RCyM, 43 patients (27,6 %) ont perdu leur RCyM. Les patients ayant une RHC à l’état
initial obtenaient plus rapidement une RCyM (1 mois
versus 2,8 mois). Chez les patients en PC ne
présentant aucune RHC à l’état initial, 70 % ont obtenu une RHC et le délai médian d’obtention de
cette RHC était de 1 mois ; la durée médiane de la RHC n’a pas été atteinte.
Chez les 119 patients en PA, le taux de RH globale confirmée était de 42 %. Dans la plupart des cas,
la RH survenait rapidement avec le traitement par Tasigna (médiane : 1 mois), et cette réponse était
durable (la durée médiane n’a pas été atteinte). Aucun patient n’a présenté une perte de RHC. Le taux
de RCyM était de 27 % et le délai médian d’obtention de la réponse était de 2 mois.
Le tableau 7 présente les taux de réponse pour les deux bras de traitement.
Tableau 7 Réponse dans la LMC
(Meilleur Taux de Réponse)
Phase Chronique
Phase Accélérée
Intolérants
(n=94)
Résistants
(n=226)
Total
(n=320)
Total
(n=119)
Réponse Hématologique (%)
FMA217-5 12/14
Globale (IC à 95 %)
Complète
ASL
Retour en PC
-
86 ( 74-94)
--
-
64 (56-72)
-
-
70
1 (63-76)
--
42 (33-51)
25
7
10
Réponse Cytogénétique (%)
Majeure (IC à 95 %)
Complète
Partielle
52 (42-62)
39
13
47 (41-54)
32
15
49 (43-54)
34
14
27 (19-35)
15
12
ASL = absence de signe de leucémie/réponse médullaire
1 114 patients en PC présentaient une RHC à l’état initial et n’étaient donc pas évaluables concernant
la réponse hématologique complète.
Les données d’efficacité chez les patients présentant une LMC en crise blastique ne sont pas encore
disponibles. On a également inclus des bras de traitement séparés dans l’étude de phase II, afin
d’évaluer Tasigna dans un groupe de patients en PC et en PA ayant reçu un traitement antérieur
intensif par diverses thérapies, incluant un inhibiteur de la tyrosine kinase associé à l’imatinib.
L’étude est toujours en cours. Parmi ces patients, 30 sur 36 (83 %) étaient résistants mais non
intolérants au traitement. Chez les 22 patients en PC évalués concernant l’efficacité, Tasigna a induit
un taux de RCyM de 32 % et un taux de RHC de 50 %. Chez les 11 patients en PA évalués concernant
l’efficacité, le traitement a induit un taux de RH globale de 36 %.
Après l’échec du traitement par imatinib, on a observé 24 mutations Bcr-Abl différentes chez 45 %
des patients en phase chronique et chez 57 % des patients en phase accélérée, évalués concernant les
mutations. Tasigna s’est révélé efficace chez les patients porteurs de diverses mutations du Bcr-Abl
associées à une résistance à l’imatinib, excepté pour la T315I.
Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
Les concentrations maximales du nilotinib sont atteintes 3 heures après une administration orale.
Après administration orale, l’absorption du nilotinib est d’environ 30 %. Chez des volontaires sains,
en cas de prise alimentaire concomitante, la C
max et l’aire sous la courbe concentrations sériquestemps
(ASC) du nilotinib augmentent respectivement de 112 % et 82 %, par rapport à une
administration à jeun. L’administration de Tasigna 30 minutes ou 2 heures après la prise d’aliments
augmente la biodisponibilité du nilotinib de respectivement 29 % et 15 % (cf. Posologie et mode
d'administration, Mises en garde spéciales et précautions d’emploi et Interactions avec d’autres
médicaments et autres formes d’interaction).
Distribution
Le rapport des concentrations sang/plasma du nilotinib est de 0,71. Le taux de liaison aux protéines
plasmatiques est d’environ 98 %, sur base des études
in vitro.
Biotransformation
Les principales voies métaboliques identifiées chez les sujets sains sont l’oxydation et
l’hydroxylation. Le nilotinib est le principal composant circulant dans le sérum. Aucun des
métabolites ne contribue de manière significative à l’activité pharmacologique du nilotinib. Le
nilotinib est essentiellement métabolisé par le CYP3A4, avec une éventuelle contribution mineure du
CYP2C8.
Elimination
Après l’administration d’une dose unique de nilotinib marqué de manière radioactive chez des sujets
sains, plus de 90 % de la dose s’éliminaient dans les 7 jours, principalement dans les selles (94 % de
la dose). La molécule mère représentait 69 % de la dose.
Linéarité / non-linéarité
A l’état d’équilibre, l’exposition au nilotinib dépend de la dose. En cas d’une seule administration
FMA217-5 13/14
quotidienne de doses supérieures à 400 mg, les augmentations de l’exposition systémique étaient
inférieures aux valeurs proportionnelles à la dose. En cas d’administration d’une dose de 400 mg deux
fois par jour, l’exposition sérique quotidienne au nilotinib augmentait de 35 % à l’état d’équilibre, par
rapport à l’exposition observée en cas d’une seule administration quotidienne d’une dose de 800 mg.
On n’observait aucune augmentation significative de l’exposition au nilotinib lorsqu’on augmentait la
posologie de 400 mg deux fois par jour à 600 mg deux fois par jour.
Caractéristiques des patients
Les conditions d’équilibre sont généralement atteintes dans les 8 jours. Entre la prise de la première
dose et l’état d’équilibre, l’exposition sérique au nilotinib augmentait d’environ 2 fois en cas d’une
seule prise quotidienne, et d’environ 3,8 fois en cas de deux prises quotidiennes. La demi-vie
d’élimination apparente, estimée à partir de la pharmacocinétique à doses répétées avec une prise
quotidienne, était d’environ 17 heures. La variabilité interindividuelle de la pharmacocinétique du
nilotinib était modérée à élevée.
Données de sécurité précliniques
Le nilotinib a été évalué dans des études de pharmacologie de sécurité, de toxicologie en
administration répétée, de génotoxicité, de toxicité sur la reproduction et de phototoxicité.
Le nilotinib n’a exercé aucun effet sur le SNC ou les fonctions respiratoires. Les études de toxicité
cardiaque
in vitro ont révélé un signal préclinique d’allongement de l’intervalle QT, se traduisant par
un bloc des courants hERG et un allongement de la durée du potentiel d’action, induits par le nilotinib
sur des coeurs de lapin isolés. Chez des chiens ou des singes traités au cours de périodes allant jusqu’à
39 semaines, et dans une étude spécifique de télémétrie réalisée chez des chiens, aucun effet n’a été
observé sur les paramètres de l’ECG.
Des études de toxicité en administration répétée jusqu’à 4 semaines chez le chien et jusqu’à 9 mois
chez le singe macaque, ont montré que le foie est le principal organe cible de la toxicité du nilotinib.
Les altérations incluaient une élévation des activités de l’alanine aminotransférase et de la
phosphatase alcaline, ainsi que des anomalies histopathologiques (essentiellement une
hyperplasie/hypertrophie des cellules sinusoïdales ou des cellules de Kupffer, une hyperplasie des
canaux biliaires et une fibrose périportale). En général, les modifications de biochimie étaient
totalement réversibles après une période de récupération de quatre semaines, et les modifications
histologiques étaient partiellement réversibles. Les expositions aux doses les plus faibles induisant
des effets hépatiques étaient inférieures à l’exposition observée chez l’homme en cas d’administration
d’une dose de 800 mg/jour. Chez des souris et des rats traités jusqu’à 26 semaines, on n’a observé que
des altérations hépatiques mineures. Chez le rat, le chien et le singe, on a observé des augmentations
le plus souvent réversibles des taux de cholestérol.
Les études de génotoxicité menées sur des systèmes bactériens
in vitro et des systèmes mammifères in
vitro
et in vivo, avec et sans activation métabolique, n’ont montré aucun signe de potentiel mutagène
du nilotinib.
Le nilotinib n’induisait aucune tératogénicité, mais s’est montré toxique pour l’embryon et le foetus à
des doses entraînant également une toxicité maternelle. Lors de l’étude de fertilité réalisée chez les
mâles et les femelles, ainsi qu’au cours de l’étude d’embryotoxicité uniquement réalisée chez les
femelles, on a observé une augmentation des pertes post-implantation. Au cours des études
d’embryotoxicité, on a observé une létalité embryonnaire et des effets sur le foetus (principalement
une réduction du poids des foetus, une fusion prématurée des os de la face (fusion
maxillaire/zygomatique) et des anomalies viscérales et squelettiques) chez le rat, ainsi qu’une
augmentation de la résorption des foetus et des anomalies squelettiques chez le lapin. Dans une étude
de développement pré- et post-natal menée chez le rat, l’exposition maternelle au nilotinib a entraîné
chez la progéniture une réduction du poids corporel associée à des modifications des paramètres du
développement physique ainsi que des indices d’accouplement et de fertilité. Chez les femelles,
l’exposition au nilotinib, aux doses n’induisant aucun effet indésirable, était généralement inférieure
FMA217-5 14/14
ou égale à l’exposition observée chez l’homme à une dose de 800 mg/jour.
Chez les rats mâles et femelles, en cas d’administration de la dose maximale testée (environ 5 fois
supérieure à la posologie recommandée chez l’être humain), aucun effet n’a été observé sur le
nombre/la mobilité des spermatozoïdes ou sur la fertilité.
Le nilotinib absorbe la lumière dans la gamme UVB et UVA. Il est distribué dans la peau et présente
un potentiel phototoxique
in vitro, mais on n’a observé aucun effet in vivo. Chez les patients, on
considère donc que le risque de photosensibilisation par le nilotinib est très faible.
Il n’a pas été mené d’études de carcinogénicité avec le nilotinib.
DONNEES PHARMACEUTIQUES
Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.
A conserver dans l’emballage extérieur d’origine, à l’abri de l’humidité.
Liste I
Médicament soumis à une prescription initiale hospitalière semestrielle.
Prescription initiale et renouvellement réservés aux spécialistes en oncologie ou en
hématologie, ou aux médecins compétents en cancérologie.
Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.
Tasigna 200 mg
Tasigna 200 mg
TITULAIRE DE L'AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
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Tél : 01.55.47.60.00
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« Le fichier utilisé pour vous communiquer le présent document est déclaré auprès de la
CNIL. En application des dispositions des articles 34 et suivants de la loi "Informatique et
Libertés" du 6 janvier 1978 et de ses textes subséquents, vous disposez d'un droit d'accès et de
rectification auprès du Pharmacien Responsable de notre laboratoire. »
: EU/1/07/422/004 (19.11.2007, révisée 26.02.09) ; boîte de 112 : CIP382 788.1. Prix : 4097,65 €
Remb. Séc. Soc. à 100% et agréé Collec
: EU/1/07/422/002 (19.11.2007, révisée 26.02.09) ; boîte de 28 : CIP382 786.9. Prix : 1043,64 €
le nilotinib est un inhibiteur relativement puissant du CYP3A4, du CYP2C8, du CYP2C9, duCYP2D6 et de l’UGT1A1, ce qui peut augmenter potentiellement les concentrations plasmatiques des
substances éliminées par ces enzymes. La pertinence clinique de ces interactions potentielles n’a pas
été étudiée mais la prudence est particulièrement recommandée en cas d’utilisation concomitante de
nilotinib et de médicaments ayant un index thérapeutique étroit. De plus, chez des sujets sains,
l’administration concomitante d’une dose unique de Tasigna et de midazolam administré par voie
orale a augmenté de 30 % l’exposition au midazolam. On ne peut exclure une augmentation de l’effet
du nilotinib à l’état d’équilibre. La prudence est requise en cas d’administration concomitante de
Tasigna et de substrats de ces enzymes ayant un index thérapeutique étroit
La Fédération Leucémie Espoir (FLE) est une association de Vie et d’Espoir, tournée vers l’avenir pour apporter aide morale, matérielle et
soutien aux malades et à leur famille.
Nos objectifs :
t soutien aux malades :
F apporter la présence, le sourire, le cadeau
F fournir les informations sociales, juridiques et fiscales utiles
t présence auprès des familles :
F apporter le soutien moral et, si nécessaire, financier
t lutte contre la maladie :
F promouvoir et aider la recherche hématologique
F association du sport et de la médecine dans ses actions
t information du public :
F sensibiliser la population au dépistage précoce des maladies de sang
F susciter ou organiser des fêtes ou des spectacles qui créent des liens pour soutenir efficacement les projets de l’association
Après 28 ans d’existence et par décret en date du 13 octobre 2008, est reconnue comme établissement d'utilité publique l'association " Fédération Leucémie Espoir " (FLE) dont le siège est à Quimper ( 29)


UN PATIENT(e)
FAMILLE DE PATIENT
AUTRE
CE BLOG REPOND IL A VOS RECHERCHES
Oui
non
Oui j'y suis allée : nous avons vraisemblablement eu la même réunion ( elles devaient être toutes pareilles et avaient lieu en même temps ) Leur but était de nous convaincre de monter une
association de malades . Autant cette réunion m'aurait fait du bien au début, lorsque désespérée je demandais à Nicolini de rencontrer d'autres patients autant, là elle ne m'a rien appris si ce
n'est que je ne suis pas la seule angoissée . C'était un peu une occasion de remercier médecins de leur présence et de leur bons soins .Moi sans toi et sans L.Espoir, je me serai peut-être
suicidée tellement je me sentais seule . Je te remercie d'être fidèle et présent encore aujourd'hui .Je vous embrasse .
Tu vois, les seules infos qui me font du bien sont celles qui passent par toi !
CLaudine
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