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Information patient La myélofibromse primitive

La myélofibrose primitive

Fiche d’information rédigée par les médecins de la Société Française d’Hématologie (mars 2009)

Votre médecin vient de diagnostiquer chez vous

une maladie appelée « myélofibrose primitive » ou

« splénomégalie myéloïde ».

Le terme « myélofibrose » traduit la survenue

d’une fibrose de la moelle osseuse, c’est-à-dire

l’envahissement de cette dernière par du tissu

fibreux. Le qualificatif « primitive » signifie que la

maladie est sans cause connue jusqu’à présent.

Le terme « splénomégalie » indique que la rate,

organe situé dans la partie gauche de l’abdomen,

a augmenté de volume. « Myéloïde » se rapporte

à la moelle osseuse, c’est-à-dire le tissu contenu

dans les os où sont produites toutes les cellules du

sang (à ne pas confondre avec la moelle épinière

qui appartient au système nerveux). C’est dans la

moelle osseuse que se situe l’origine de la maladie.

La myélofibrose primitive fait partie de ces maladies chroniques appelées

syndromes myéloprolifératifs qui se caractérisent par la production excessive d’un

ou de plusieurs types de cellules sanguines par la moelle osseuse. Dans le cas de

votre maladie, cette production en excès entraîne deux principales conséquences :

Le développement progressif d’une fibrose au sein de la moelle osseuse, qui

perturbe la production normale des cellules sanguines.

L’augmentation de volume de la rate. La fibrose altère l’environnement des

cellules de la moelle : certaines d’entre elles migrent dans le sang et vont coloniser

la rate pour retrouver un environnement plus favorable à leur développement.

Cette implantation entraîne l’augmentation du volume de l’organe.

Au début de la maladie, il n’y a généralement aucun symptôme mais avec le temps

peuvent apparaître :

Des signes généraux dits « d’évolutivité », tels que fièvre, amaigrissement, sueurs

(surtout le soir et la nuit), fatigue, douleurs dans les os.

Des troubles liés à l’augmentation de volume de la rate, en particulier digestifs

(gêne ou douleurs après les repas, constipation). Lorsqu’elle est très volumineuse

et qu’elle comprime les autres organes de l’abdomen, la rate peut occasionner une

sensation de lourdeur abdominale et un essoufflement à l’effort, plus rarement

des oedèmes des jambes.

Une anémie, c’est-à-dire une diminution des globules rouges et de l’hémoglobine,

qui entraîne fatigue, pâleur, essoufflements et palpitations à l’effort.

La myélofibrose primitive est une maladie rare : chaque année, trois à sept

nouveaux cas par million d’habitants sont diagnostiqués, soit 200 à 400 nouveaux

malades pour la France entière. Elle touche généralement des personnes de plus de

50 ans, l’âge moyen au moment du diagnostic se situant entre 60 et 65 ans.

C’est une maladie acquise qui n’est ni héréditaire ni contagieuse. Sa cause reste

inconnue, sauf dans le cas où elle est secondaire à une maladie du même type,

comme la maladie de Vaquez (production excessive de globules rouges par la

moelle osseuse) ou la thrombocytémie essentielle (augmentation de la production

des plaquettes).

Le diagnostic

La myélofibrose primitive est le plus souvent suspectée devant une anémie ou une

rate volumineuse associée à des résultats anormaux d’un examen sanguin courant

(numération formule sanguine). Presque toujours grosse, la rate devient palpable

à travers la paroi abdominale, ses dimensions précises peuvent être mesurées si

nécessaire par une échographie ou un scanner.

La numération formule sanguine montre dans les trois quarts des cas une anémie

(hémoglobine < 12 g/dl), avec des déformations des globules rouges (en larme, en

poire). On y observe aussi, parmi les globules blancs, la présence anormale d’une

petite quantité de cellules de la moelle osseuse (myélocytes, érythroblastes), qui

sont des globules blancs et rouges « jeunes ».

Le diagnostic de la maladie nécessite une biopsie de la moelle osseuse (ou biopsie

ostéomédullaire). Cet examen se pratique sous anesthésie locale. Il consiste à

insérer une aiguille creuse dans l’os iliaque, c’est-à-dire la partie saillante du bassin,

afin de prélever un fragment de moelle osseuse. Ce dernier est ensuite examiné au

microscope pour rechercher les signes caractéristiques de la maladie, principalement

la fibrose associée à des anomalies de certaines cellules et des vaisseaux sanguins.

Le diagnostic est aidé par le caryotype (étude des chromosomes), réalisé à partir

des cellules du sang, ainsi que par la recherche de la mutation d’un marqueur

génétique, appelé JAK2, qui est présente chez la moitié des patients. Ni les

éventuelles modifications chromosomiques ni la mutation de JAK2 ne sont

héréditaires, ils apparaissent avec la maladie.

D’autres examens sanguins complémentaires permettent d’évaluer le fonctionnement

de divers organes (les reins ou le foie, par exemple).

Les caractéristiques initiales de la maladie (degré de l’anémie, nombre des globules

blancs, caryotype, signes généraux, etc.) permettent d’établir une évaluation

pronostique et de prédire dans une certaine mesure l’évolution. Dans la plupart des

cas, celle-ci est chronique et prolongée. Avec les années, on assiste généralement à

la progression de la splénomégalie et à l’aggravation de l’anémie ; une minorité de

patients peut évoluer vers un type de maladie plus aigu.

Les traitements

Il n’existe pas aujourd’hui de médicament susceptible de guérir la myélofibrose

primitive. Le traitement a pour but d’amoindrir les symptômes et de préserver la

qualité de vie. C’est pourquoi, en l’absence de symptômes ou de complications,

aucun traitement n’est généralement prescrit et de nombreux patients n’auront pas

besoin d’être traités pendant plusieurs années.

Lorsqu’il devient nécessaire, le traitement repose sur une chimiothérapie, le plus

souvent orale, utilisant un agent cytostatique inhibiteur de la synthèse de l’ADN.

Elle vise à réduire la production excessive des cellules à l’origine de la maladie.

Parallèlement, d’autres médicaments peuvent être prescrits pour améliorer une

insuffisance des cellules du sang et en particulier l’anémie ; ce sont par exemple les

corticoïdes, les androgènes, les agents stimulant de l’érythropoïèse (ASE) ou encore

les inhibiteurs de l’angiogénèse. Lorsque l’anémie est importante ou ne répond pas

à ces thérapeutiques, il est nécessaire de recourir à des transfusions sanguines.

La recherche est active et de nouveaux médicaments sont en cours de mise au point

dans le cadre d’essais thérapeutiques : ils ciblent les mécanismes qui contribuent au

développement de la maladie, lesquels sont de mieux en mieux connus.

Lorsque la rate est très volumineuse et gênante, il peut parfois être envisagé de l’enlever

par une intervention chirurgicale (splénectomie). La décision doit être soigneusement

pesée car l’opération est délicate et peut occasionner des complications graves, ce qui

impose de la confier à une équipe médico-chirugicale expérimentée.

La greffe de cellules souches hématopoïétiques est actuellement le seul traitement

permettant de guérir la maladie. Elle nécessite de trouver un donneur parfaitement

compatible. C’est un traitement lourd qui expose au risque de complications sévères

et qui n’est proposé qu’à des patients encore jeunes ayant une forme évolutive

de la maladie. C’est pourquoi la greffe ne concerne qu’une minorité de patients.

Néanmoins, l’utilisation de protocoles préparatoires allégés permet progressivement

de reculer la limite d’âge.

Le suivi

L’évolution de la myélofibrose primitive est chronique et progressive, plus ou moins

lente selon les patients. Cela dépend notamment de l’âge, de l’anémie, des signes

généraux et d’autres caractéristiques biologiques. Le suivi repose essentiellement

sur des consultations régulières avec un hématologue et sur les examens sanguins.

Participer à un essai clinique

La meilleure façon de faire progresser la prise en

charge d’une maladie est de traiter les patients dans le

cadre d’essais thérapeutiques.

Si votre médecin vous propose de participer à un essai

clinique, il vous en expliquera le but, le déroulement,

les bénéfices attendus, les risques potentiels, et vous

remettra une notice d’information.

Participer à un essai suppose que vous donniez au

préalable votre consentement par écrit.

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Qui sommes nous ?


La Fédération Leucémie Espoir
(FLE) est une association de Vie et d’Espoir, tournée vers l’avenir pour apporter aide morale, matérielle et soutien aux malades et à leur famille.

 

 Nos objectifs :

 

 t  soutien aux malades :

 

F       apporter la présence, le sourire, le cadeau

F       fournir les informations sociales, juridiques et fiscales utiles

 

 t        présence auprès des familles :

 

F       apporter le soutien moral et, si nécessaire, financier

 

 t        lutte contre la maladie :

 

F       promouvoir et aider la recherche hématologique

F       association du sport et de la médecine dans ses actions

 

 t        information du public :

 

F       sensibiliser la population au dépistage précoce des maladies de sang

F       susciter ou organiser des fêtes ou des spectacles qui créent des liens pour soutenir efficacement les projets de l’association

Après 28 ans d’existence et par décret en date du 13 octobre 2008, est reconnue comme établissement d'utilité publique l'association " Fédération Leucémie Espoir " (FLE) dont le siège est à Quimper ( 29)


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Oui j'y suis allée : nous avons vraisemblablement eu la même réunion ( elles devaient être toutes pareilles et avaient lieu en même temps ) Leur but était de nous convaincre de monter une association de malades . Autant cette réunion m'aurait fait du bien au début, lorsque désespérée je demandais à Nicolini de rencontrer d'autres patients autant, là elle ne m'a rien appris si ce n'est que je ne suis pas la seule angoissée . C'était un peu une occasion de remercier médecins de leur présence et de leur bons soins .Moi sans toi et sans L.Espoir, je me serai peut-être suicidée tellement je me sentais seule . Je te remercie d'être fidèle et présent encore aujourd'hui .Je vous embrasse .

Tu vois, les seules infos qui me font du bien sont celles qui passent par toi !

CLaudine 

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